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L’élu du Vaucluse dénonce le soutien public aux énergies renouvelables et estime que les choix de politique énergétique sont « illisibles » pour les citoyens.

Julien Aubert, député LR du Vaucluse, en septembre 2017, à Paris.

Le député du Vaucluse (LR) Julien Aubert est président de la commission d’enquête parlementaire sur l’« impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique », qui a commencé ses travaux à l’Assemblée, mardi 12 mars. La commission, dont la rapporteuse est la députée (LRM) de l’Isère Marjolaine Meynier-Millefert, doit rendre son rapport fin juillet.

Quel est l’objet de cette commission ?

L’objectif, c’est de s’interroger sur les incohérences de la transition énergétique à la française. Il y a une incompréhension générale et un manque d’acceptabilité. Cela concerne aussi bien les sommes que l’on lève que la manière dont cela est perçu par les gens. C’est ce que le mouvement des « gilets jaunes » a montré. On le voit aussi sur des sujets comme les éoliennes ou le compteur Linky, où il y a des résistances locales.

Sur quoi les députés vont-ils se pencher  ?

Le problème, c’est qu’on n’a pas une vision très claire de combien tout cela nous coûte, de combien on dépense, et on voit que des lobbys se sont spécialisés dans le domaine et en ont retiré des gains importants. Pour que la transition énergétique soit acceptable pour les citoyens, il faut être clair sur ce qu’on prélève, ce qu’on prend dans le réservoir d’essence, ce qu’on prend sur la facture d’électricité.

On a commencé les auditions avec les représentants du secteur pétrolier. On s’aperçoit qu’on prend 47 milliards d’euros par an en taxes diverses, dont seulement 9 milliards environ sont reversés à la transition énergétique. Ce qui veut dire que 75 % de ce qui est prélevé sur le fossile ne part pas pour l’écologie.

C’est la même chose sur l’électricité : la facture a augmenté de 40 % en dix ans. Or les taxes qui, auparavant, finançaient les énergies renouvelables ne sont plus allouées, depuis 2016, à la transition énergétique, mais directement au budget de l’Etat.

 

La Cour des comptes estime que la France dépense environ 5 milliards d’euros par an pour soutenir les énergies renouvelables, cela vous semble-t-il une somme trop importante ?

Sur ce volet des dépenses, je pense qu’on fait n’importe quoi ! Si on voulait résumer, on pourrait dire qu’on dépense beaucoup d’argent pour remplacer une énergie décarbonée produite avec des emplois industriels en France – le nucléaire – par une énergie décarbonée qui favorise les entreprises des pays voisins – le solaire et l’éolien. Donc l’impact sur nos émissions de CO2 est zéro, et l’incidence industrielle est mauvaise. Alors que notre vrai sujet, c’est de diminuer les émissions dans le transport

« Les éoliennes terrestres pour une transition énergétique ratée »

« Nous sommes face à un paradoxe : plus il y a de résistance sociale face à l’aménagement d’éoliennes, plus le gouvernement décide d’en construire. »

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